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Analamanga

 

Entete

 

Carte Almga

 

La Région d'Analamanga est le focal et la source de toutes les synergies du pays. Noyau des rayonnements du développement. Vecteur des pôles de croissance et du progrès socio-économique et culturel. La réalité se concorde-t-elle à l'attente d'un développement durable, écologique et humanitaire à Madagascar?

 

Monographie

MONOGRAPHIE

CU ANTANANARIVO.

Superficie: 83 Km2

Démographie: 1.298.242 habitants

Ethnies: Merina et cosmopolites

Opportunités: Développement des activités tertiaires (banques, NTIC...)

Problèmes: Transports urbains et les logements...

AVARADRANO

Superficie: 545 Km2

Démographie: 343.232 habitants

Opportunités: Expansion industrielles, artisanat, et PME Agro-élevage...

Problèmes: Infrastructures publics, aménagement hydro-agricole, insécurité rurale...

ATSIMONDRANO.

Superficie: 379 Km2

Démographie: 514.984 habitants

Opportunités: Délocalisation des infrastructures de santé, diversification agro-élevage, PMI et Micro-finances...

Problèmes: Infrastructures, adduction d'eau...

AMBOHIDRATRIMO.

Superficie: 1418 Km2

Démographie: 352.097 habitants

Opportunités: Ressources en eau, marchés hebdomadaires et industries...

Problèmes: Infrastructures d'irrigation, électrification et insécurité rurale...

MANJAKANDRIANA.

Superficie: 1718 Km2

Démographie: 221.520 habitants

Opportunités: Forets naturelles, sîtes touristiques...

Problèmes: Déforestation et infrastructures...

ANKAZOBE.

Superficie: 7593 Km2

Démographie: 155.087 habitants

Opportunités: Superficie agricoles, reboisement et reforestation...

Problèmes: Infrastructures routières et télécom, enclavement en saison des pluies...

ANJOZOROBE.

Superficie: 4292 Km2

Démographie: 227.187 habitants

Opportunités: Superficies agricoles, reboisement et reforestation...

Problèmes: Zônes enclavés en saison des pluies, infrastructures de télécom...

ANDRAMASINA.

Superficie: 1416 Km2

Démographie: 197.255 habitants

Opportunités: Superficies agricoles, PME agro-élevage, artisanat...

Problèmes: Infrastructures routières, Télécoms, transports et insécurité rurale...

 

Social

 

La Région d'Analamanga, le focal de la croissance nationale.

La Région d'Analamanga fait partie des hautes terres centrales du pays. Elle se situe au centre et s'étendant sur une superficie de 17.464 Km2. La Commune Urbaine d'Antananarivo est la capitale de Madagascar, de même elle est le Chef lieu de la Région. La délimitation se caractérise au nord par la Betsiboka, à l'ouest par l'Itasy et le Bongolava, à l'est par l'Alaotra Mangoro et au sud par le Vakinankaratra.

 

Les circonscriptions administratives de la région sont reparties en 8 districts:

1.CU Antananarivo ~ 6 arrondissements de 192 fokontany;

2. Avaradrano ~ 14CR;

3. Atsimondrano ~ 26CR;

4. Ambohidratrimo ~ 25CR;

5. Ankazobe ~ 13CR;

6. Anjozorobe ~ 18CR;

7. Manjakandriana ~ 25CR;

8. Andramasina ~ 12CR.

De nombreuses activités de développement sont concentrés dans l'ensemble de la région, ceci constitue ses forces avec d'immenses potentialités économiques, sociaux et culturels... Par contre, il est constaté des faiblesses et menaces notamment les dégradations de l'environnement, les chômages et l'augmentation croissante de la vulnérabilité de la population et du taux flagrante de la pauvreté.

 

La POPULATION, le SOCIAL et la SANTE.

Parmis les 22 régions de Madagascar, celle d'Analamanga est la plus peuplée avec ses 3.249.704 habitants, ce qui représente 14% de la population nationale, avec une densité moyenne de 187 au KM2. Dans le domaine de la santé, plusieurs maladies sont fréquentes à savoir les infections respiratoires, les syndromes palustres, les diarrhées et parasitoses intestinales qui constituent les principales causes de morbidité affectant la population. Elles sont dûes de l'insuffisance des latrines et des défécations à l'air libre. Il existe aussi les principales endémies tels que la tuberculose et les maladies sexuellement transmissibles. Par rapport aux autres régions, celle d'Analamanga dispose le plus de formations sanitaires. On y trouve tous les niveaux de centres médicaux, environ 77% des formations sanitaires privées sont localisées dans la capitale. Le district de Manjakandriana dispose le plus en terme de nombre cad 18% de l'ensemble des centres de santé de la région.. En général, il n'y a pas assez de medecin dans le milieu rural contrairement dans le milieu urbain. Par conséquent, le taux de mortalité augmente car les populations issues des zones rurales sont obligées de se déplacer les malades pour rejoindre la ville pour les soins graves et urgents. L'accès aux médicaments se font rares, non seulement ils sont insuffisant mais aussi à des prix inaccessible aux petites bourses. Pour palier cette faiblesse du système, les tradi-praticiens avec ses plantes médicinales traditionnelles sont les recours de fortune de la majorité des populations démunies.

 

Education

Le secteur EDUCATION.

Ecoliers1 Ecoliers2

L'analyse de  statistiques par district montre la forte participation des privés qui représentent les 58,5% de l'effectif total des établissements. L'on observe une très forte présence dans la capitale et Atsimondrano, moyennement forte dans l'Avaradrano, Ambohidratrimo et Andramasina, et faible pour le reste notamment Manjakandriana, Anjozorobe et Ankazobe. Les établissements scolaires du niveau I et II occupent respectivement 7,6% et 17,1%. Le taux moyen de scolarisation au niveau régional est de 22,6% qui n'est suffisamment indicatif car il a été calculé en fonction du nombre total de la population. En général, le nombre d'établissements sont insuffisants.

Par conséquent, des populations analphabètes éxistent encore. Ce fait est dû au faible revenu des parents. Dans toute l'île, Analamanga est la plus lotie en matière d'enseignement supérieur. Par contre, la région manque cruellement de centres de formation, surtout adaptés aux paysannats selon les vocations économiques de chaque district orientées dans le secteur agro-élevage. Les industries sont en voie de se développer et éxigent une forte demande de main d'oeuvre qualifié, avec une base de formation professionnelle complète.

 

Les RICHESSES CULTURELLES.

De nombreuses cultures cohabitent à travers le mouvement de la population régionale mais les traditions Merina restent jalousement conserver (pratique de circoncision, éxhumation, respect du fady...).

Eglises1 Eglises3

Cependant, l'union des églises oecuméniques de Madagascar (FFKM) y occupe toujours la grande partie des adeptes du christiannisme, mais n'empêche le respect mutuel avec les autres croyances dont les musulmans.

Une frange importante de la population reste attachée aux cultes des ancêstres traditionnels dans les "doany"et les collines sacrées de l'Imerina. Les guérisseurs traditionnels (mpimasy) et les astronomes (mpanandro) n'ont pas cessé d'offrir leurs services. Dans certaines localités persistent des mariages intra-familiaux (lovatsimifindra), pratiqués essentiellement par les descendants des castes royaux ou "Andriana", dans le but de préserver leurs entités d'appartenance. Malgré tout, la communauté conserve toujours le respect du "fihavanana" et le maintien de l'entraide et de solidarité "valintanana" dans les zones rurales.

 

 

 

Environnement

L'ENVIRONNEMENT, les ENEGIES et les MINES

Pour l'environnement, la région jouit d'un climat tropical d'altitude, caractérisé par l'alternance d'une saison pluvieuse et chaude (novembre à avril), et de la saison fraîche et relativement sèche (mai à octobre). Moins de risque au cyclone mais les inondations sont à craindre dans les zones basses. La grande partie des sols sont ferralitiques, bruns jaunes développé sur lessurfaces d'aplannissement, ou bruns rouges formés à partir du glacis. Ces sols sont d'évolution diverse allant des argiles latéritiques relativement fertile jusqu'aux cuirasses bauxitiques du plateau de Tampoketsa. La région dispose d'un réseau hydrographique relativement dense et bien repartit dans l'ensemeble de son territoire. Ses plans d'eau, les lacs et les étangs occupent une surface de 4.759 Ha. Les plus connus sont les lacs de Mantasoa (1.375 Ha) et de Tsiazompaniry (2.333 Ha).

Le potentiel énergetique de la région est encore très faiblement valorisé. En effet, la production commerciale d'énergie solaire et éolienne est encore inexistante. Cette situation vient surtout du fait que ces ressources ne sont pas encore suffisamment valorisées.

Environnement1 Environnement2 Environnement3

Les formations végétales sont constitués essentiellement par de savanes arborées et herbeuses constitués par des strates et aussi de fôrets en couverture faible. L'occupation des sols, environ 70% de la superficie régionale est constituée par les savanes, ce qui signifie que sa grande partie est encore faiblement aménagée. Les mosaîques de cultures y occupent également une partie notable de 10%, essentiellement dans les trois districts périphériques de la capitale, Avaradrano, Atsimondrano et Ambohidratrimo, et le district d'Andramasina.

Les fôrets de la partie Est occupent environ 7% de cette superficie régionale. Le reste est occupé par des rizières, des marécages, des plans d'eau et des surfaces baties.

Sauf dans la capitale, ces dernières sont localisées essentiellement dans les "tanety". Sur le plan spatial, elles sont concentrées dans la capitale et dans les chefs lieux de communes et des districts ruraux. Notons qu'un désastre écologique imminent menace l'ensemble de la région d'Analamanga face aux fléaux provoqués, dans la plupart des cas, par l'intervention de la population et de l'inaction des responsables. Pour ne citer: les feux de brousses, les dechets de plastiques et produits non biodégradables et dérivés éparpillés partout sans bacs à ordure et décharges appropriés à ces effets, les dégagements de fumée des véhicules et des usines industrielles, formation de mares et étangs insalubres dans les bas quartiers faute de canaux d'évacuation d'eau usée et de voirie, dispersion d'urine et de fécaux à l'air libre, jet d'ordure ménagères dans les canaux...

 

 

 

 

Economie

L'ECONOMIE

Le secteur agricole occupe la majorité de la population rurale de la région. Il est caractérisé par la prépondérance de la riziculture qui reste la principale activité de la quasi-totalité des ménages. Le coût de production et le prix de cette denrée est de nos jours très chère et entraîne l'insuffisance alimentaire. Des cultures de rentes (maraîchage, floriculture,...) sont pratiquées dans les localités proches de zones urbaines et périurbaines. On y trouve aussi la culture de pommes de terre qui est ocalisé un peu plus loin dans le district d'Andramasina et de Manjakandriana. Les filières élevages et pêches dont l'élevage extensif est le plus pratiqué dans tous les districts, l'apiculture dans le district d'Andramasina et de Manjakandriana. Mais elles représentent quand même des contraintes comme l'impossibilité de l'exportation à cause du non respect des normes d'élevage et aussi de la baisse du potentiel méllifère dû à l'exploitation abusive des fôrets. Par rapport à d'autres région de Madagascar, Analamanga est en tête en matière de production et commercialisation des 12 filières de l'artisanat. Les plus importantes sont les textiles et l'habillement (broderie et soie), les fibres végétales (vannerie, tissage, raphia, et rabane), et la transformation des dérivés d'animaux (maroquinerie, corne, tannage,). Elle constitue une importance perspective par l'ouverture de Madagascar sur les marchés régionaux et internationaux ainsi que le développement du commerce équitable. Pour la filière tourisme, elle représente l'éxistence des fôrets naturels d'Anjozorobe, Marimanjaka et Andringitra. Les 12 collines sacrées sont les plus connues pour ne citer les palis royaux de Manjakamiadana et d'Ambohimanga. Des sîtes et monument historiques comme le palais du Premier Ministre d'Andafiavaratra, le parc zoologique et botanique de Tsimbazaza, le lac et le musée de Jean Laborde à Mantasoa, la réserve spéciale d'Ambohitantely d'Ankazobe et les lacs de Mantasoa et de Tsiazompaniry. Les mauvais état des infrastructures routière se répercute sur la promotion touristique de ces destination de découverte. Le district d'Andramasina est le plus affécté de ces défaillances des infrastructures de communication. Les exploitations fôrestières sont localisées dans les fôrets de reboisement. Le charbonnage figure dans la liste les districts respectifs de Manjakandriana, Anjozorobe,Avaradrano. La production de bois d'oeuvre se trouve dans les districts d'Andramasina et d'Anjozorobe. Ces dix dernières années, les investissements dans l'industries on connues un essor significatif. Analamanga abrite plus de la moitié des industries à Madagascar, et la grande partie des entreprises franches. Ce secteur est caractérisé par usines franches essentiellement dans la filière textile. Des entreprises BTP et du bois se sont aussi développés compte tenu l'ouverture de nombreux grands ouvrages de réhabilitation etde construction routière et de bâtiments industriels et commerciaux consentis par le gouvernement et les investisseurs privés. C'est aussi dans la région d'Analamanga que le secteur commercial a connu un développement considérable. Dans les zones rurales, il est limité sur la commercialisation de PPN et d'articles ménagères et de services de transport. Dans les zones urbain par contre, il touche presque du PPN jusqu'aux services divers, en passant par toute une gamme de produits. Par les activités de service, on entend  les institutions finançières à savoir les banques primaires et les établissements de microcrédit. Mais surtout les transferts d'argent rapide éffectués par les opérateurs de télécommunications ou unité monétaire éléctronique qui dominent entre autre M'Vola, Airtel Money et Orange Money. Les usagers y trouvent leurs comptes et satisfaction par la facilité de paiement mais surtout la sécurité.

 

Infrastructures

Les INFRASTRUCTURES.

Le foncier et les routes sont les principaux secteurs en souffrance. Analamanga dispose un réseau routier relativement dense surtout dans la capitale de la CU Antananarivo. Bien que plus dense par rapport aux autres régions, il reste encore insuffisant, surtout dans les districts exentriques. Le mauvais état de la route aggrave la situation des transporteurs dont les coûts d'entretien des véhicules se répercutent sur le prix des transports. Les transports urbains et suburbains rencontrent des saturations. Ils manquent crucialement de sites qui servent de terminus pour les bus intra-régionales. Avec le contexte actuel, cinq gares routières situées dans le centre ville de la capitale et à Atsimondrano sont insuffisant pour répondre à la demande. Les flux sont importants entre Analamanga et les autres régions de l'île. Parmi ces gares routières, deux d'entres elles sont gérées par des privés. Beaucouq sont à faire car la plupart de ces gares ne respectent pas les normes en matières d'infrastructures, de services d'accueil et d'organisation des mouvements. Comme les entrées de la ville sont très éxigues, ces gares créent des embouteillages presque permanent pendant les heures de travail. Pour le réseau aérien, la commune urbaine d'Ivato de la district d'Ambohidratrimo abrite l'aéroport international d'Ivato qui reçoit la flotte desservant les lignes nationales et internationales. Actuellement du fait de sa faible capacité d'accueil, l'aéroport fait l'objet d'extension. Ce projet est appelé à augmenter l'attractivité des  des communes se trouvant aux alentours. Quant au réseau ferroviaire, les chemeins de fer jouent des rôles socio-économiques très importants pour la région d'Analamanga. Ce réseau relis trois régions d'importance économique: Alaotra Mangoro, Atsinanana et Vakinankaratra, en traversant des communes rurales qui ne sont pas suffisament désenclavées. Un déficit notable est connu par la région Analamanga en éléctricité. Nos centrales hydroéléctriques rencontrent des situations aggravantes par la faible débit et du tarissement de réserve d'eau dû aux méfaits de la dégradation environnementale et du changement climatique. Cette situation constitue un facteur bloquant du développement d'installation d'entreprises industrielles et des nouvelles constructions d'habitation dans les zônes périphériques et les districts ruraux. En d'autres mots, envisager l'augmentation de la production d'éléctricité avec d'autre technologie (éolienne ou solaire) pour le désengorger de la capitale. Les marchés de betails et des produits locaux figurent aussi dans les infrastructures. Plusieurs marchés de gros d'envergures régionales se trouvent dans la région d'Analamanga, six d'entres elles se trouvent dans la capitale et sont gérées par la CU Antananarivo, pour ne citer le marché d'Anosibe. En général, ces marchés manquent crucialement d'équipements adéquats, surtout pour les produits périssables. Ils sont très limités ce qui touche la capacité d'accueil. Les infrastructures hydro-agricoles font aussi défaut selon les données récentes et celles du récencement. De ce fait, la plaine d'Antananarivo offre encore une possibilité d'extension de la superficie cultivable moyennant une bonne maîtrise de l'eau. Faute de système de draînage éficace, la montée de l'eau d'Ikopa constitue un risque permanent d'inondations des zônes basses de la capitale pendant les périodes cycloniques. Ces dernières restent sous les eaux pendant une période plus ou moins longue et s'assèchent pendant la période d'étiage, pour devenir impropre aux cultures. Analamanga dispose le plus imortant réseau en matière de communication. La région est couverte par les médias, la radio et les télévisions. Le développement de la téléphonie mobile a contribuée enormément au désenclavement, aux accès à l'information de la population même rurale éloignée. U dynamisme est reconnu dans le secteur prive dont la concurrence incite les opérateurs des télécommunications à proposer de nouveaux produits tout en améliorant la qualité de leurs services avec des tarifs très compétitifs. Une évolution technologique a pris place dans le mode de consommation sur les NTIC pour ne citer que l'Internet. Maintenant, l'Internet est accessible avec une forte couverture dans la région  et surtout totale dans la CU Antananarivo. Le foncier figure parmi les volets latents du développement urbain et de l'aménagement du territoire. La région dispose cinq circonscriptions domaniales et topographiques qui interviennent dans les districts. Il n'y a pas de proximité proprement dite, car en réalité, toutes les circonscriptions sont encore centralisées dans la localité d'Antananarivo. La sécurisation foncière constitue, de ce fait un des enjeux de la région et contribuera à la stabilité sociale et inciter les acteurs au développement d'investir d'avantages sur l'intensification et l'extension de leurs activités agricoles, industrielles, immobilières et autres...